Coups de coeur

La sélection du sliq

ceci n'est pas un livre sur le genre

Morgan n. lucas

À quoi savez-vous que vous êtes un homme, une femme ou que vous n’êtes ni l’un ni l’autre?

Est-ce une croyance, une pensée, un rôle, une condition, un chromosome, un taux d’hormones, un M ou un F sur votre carte d’identité?
Loin des injonctions et des schémas préconçus, est-ce toujours vous dans le miroir?
Vous a-t-on seulement donné la possibilité de vous poser toutes ces questions?

À rebours des polémiques et des débats houleux, ce livre vous offre les clés pour mieux comprendre ce qui se cache derrière le vaste sujet du genre. Des questions qui semblent compliquées trouveront des réponses simples basées sur des faits scientifiques, historiques et sociologiques. Ici, pas besoin d’être déjà expert-e pour découvrir, pas à pas, comment l’histoire de l’humanité a été construite et contée jusqu’à se confondre avec votre propre identité.

bi-es

collectif coordonné par Camille regache

Que signifie être bi·e ?

Quels sont les vécus, discriminations comme fiertés, que vivent spécifiquement les personnes bisexuelles et pansexuelles ? Peu d’images et de réponses viennent à l’esprit, tant ces identités sont aujourd’hui encore invisibilisées, à l’extérieur comme au sein des communautés LGBTQI+. Régulièrement considérée comme un simple passage entre l’hétérosexualité et l’homosexualité, la bisexualité semble toujours devoir prouver son existence et sa spécificité. Ni hétéros ni homos, il est temps de partager des témoignages et expériences spécifiquement bisexuelles et pansexuelles. A travers un collectif de neuf auteur·ices, ce recueil se veut une contribution à une pensée politique bi, toujours en construction, qui trouble les lectures binaires du monde. Une occasion de faire résonner les mots « bisexualité » et « pansexualité » avec de nouveaux récits, heureux, complexes, divers et nécessaires.

Sous la coordination de Camille Regache
Avec les textes de Amandine Gay, Jeanne Godard-Davant, Mathis Grosos, Pauline Harmange, Morgan N. Lucas, Stéphanie Ouillon, Préca, Charlotte Puiseux

Medieval Girlfriends

Juliette Cousin (Marraine SLIQ#4 2026)

Alysse, une jeune chevalière, part en quête d’une monstrueuse créature qui semble terroriser les villages alentour. Ses recherches la mènent dans une forêt fantastique, à la fois sombre et merveilleuse. La bête qu’elle partait chasser se révèle moins terrible qu’elle ne l’imaginait et c’est un tout autre combat qu’elle va alors devoir mener…

Pour la collection Kopi et sa première BD publiée, Juliette Cousin offre une histoire aux deux personnages phares qui peuplent ses magnifiques dessins depuis des années. Une fable graphique envoûtante et sensuelle !

Drag Fever

Apolline Bazin

Que se passe-t-il quand une culture, longtemps marginalisée et minoritaire, devient un phénomène de société ? Depuis l’arrivée de l’émission Drag Race en France, le drag est partout, même aux Jeux olympiques. Cet art du travestissement séduit un nouveau public, et hors show-business, les initiatives fleurissent sur tout le territoire. Ce livre nous raconte l’évolution de la scène drag française depuis l’arrivée de l’incontournable télé-réalité, et rend compte d’un moment de visibilité particulier des luttes et cultures LGBTQ+. L’autrice interroge l’avenir de cette culture queer, prise en étau entre une forme de standardisation et la menace réactionnaire.

Et toi, pourquoi tu bois ?

Charlotte Peyronnet

On a mille raisons de boire. Par tradition familiale. Pour s’intégrer. Pour rigoler. Par bizutage. Par mondanité. Pour amuser la galerie. Pour danser. Pour se faire bien voir. Pour être promue. Pour se désinhiber. Pour plaire. Pour jouir. Pour s’assommer. Pour passer l’ennui. Pour oublier… Charlotte Peyronnet a trente-deux ans. De bonne famille. Bardée de diplômes. Journaliste et chef d’entreprise. En couple. Un toit. Une famille bourgeoise. Des parents aimants. Rien à dire sur le papier. Et pourtant, elle a eu envie de crever. Crever d’alcoolisme. Elle nous raconte non pas comment elle a arrêté de boire, mais comment elle en est arrivée là. Pourquoi elle a bu, comment elle a dissimulé. Verre après verre, année après année. Une personne alcoolique est capable de tout. Totalement imprévisible. Blackout, coma, mutilations, blessures, violences. C’est cru et sans détour.

«Rassure-toi toutefois, je n’ai pas écrit ces lignes pour que tu arrêtes de boire. Je n’ai pas vocation à fracasser le patrimoine français et j’aime trop la compagnie des buveurs pour ça. Non, je l’ai écrit pour te montrer qu’on peut s’en sortir. Qu’on peut aider les femmes comme moi. Mais que pour ça, il faut qu’on les remarque. Celles qui n’ont pas la gueule de l’emploi.»

Embrasser la bisexualité

Camille Teste

Alors que 10 % des moins de 30 ans se disent bisexuel·les, la société continue de raisonner en termes binaires : on est soit homo, soit hétéro. Entre stéréotypes tenaces, effacement dans les médias et discrimination, y compris au sein des milieux LGBTQ+, les personnes bi restent marginalisées – alors qu’elles sont pourtant nombreuses, engagées, et que la bisexualité a toujours existé.

À travers un essai qui mêle analyses sociologiques, témoignages et expériences intimes, Camille Teste interroge l’invisibilisation des personnes bi et révèle les violences silencieuses qu’elles subissent. Démontant les clichés qui collent à la bisexualité, elle s’attache à lui redonner toute sa place : ni un entre-deux ni un flou, mais une identité pleine et entière, qui dérange parce qu’elle trouble les lignes binaires, questionne la norme et fragilise le système.

Politiser le bien être

Camille Teste

Vous avez trop de travail ? Faites du yoga ! 

Vous allez mal ? Devenez la meilleure version de vous-mêmes ! 

 

Méditation, sport, coaching, thérapies, massages, yoga : prendre soin de soi s’inscrit souvent dans une logique néolibérale de consommation et de perfectionnement inatteignable. Coûteuses et normatives, les pratiques de bien-être ne s’adressent souvent qu’aux personnes jeunes, blanches, riches ou valides. Elles prétendent apporter des solutions individuelles à des problèmes collectifs ; or les petits gestes ne changeront pas le monde.

Pourtant, il n’y a rien de mal à vouloir se sentir bien. S’occuper de sa santé mentale et physique est d’autant plus nécessaire quand on est affecté·e par les injustices.

Alors que faire ? Peut-on être révolutionnaire et faire du yoga ? Méditer et se battre pour sa planète ? Prendre soin de soi, est-ce de l’égoïsme ou une autre façon de lutter ?

Dans cet essai documenté, Camille Teste propose de hacker les pratiques de bien-être pour en faire de puissants outils d’émancipation et de changement politique.

Feux de joie

Jamal Ouazzani

Feux de joie est un recueil poétique dans lequel la flamme intérieure de l’auteur devient l’incarnation de sa révolte et d’un amour radical source de sa quête de justice.

Jamal Ouazzani y explore les multiples visages du feu : celui de la colère légitime et irrépressible, qui fait résonner les luttes antiracistes, féministes et queers ; celui de la joie, contagieuse et pyromane, transformant chaque combat en une célébration de la vie et acte de résistance.

Inspiré par James Baldwin, Audre Lorde ou Mahmoud Darwich, Feux de joie est une ode à l’action collective, à la puissance transformatrice de la joie et à la force indomptable du feu intérieur qui nous anime, dans une exaltation du potentiel révolutionnaire qui réside en chacun·e de nous.

Amour

Jamal Ouazzani

Il y a ces politiques qui ne cessent d’exhorter les femmes à se dévoiler. Les médias qui véhiculent l’imaginaire de la « beurette » ou du « garçon arabe » en jogging baskets empreint de sexisme et de racisme. Ou encore le legs colonial qui érotise le corps des personnes racisées : les femmes comme objet de fantasme et de domination, et les hommes pour leur hypervirilité.

Refusant de se plier à ces stéréotypes et enraciné dans sa propre expérience d’homme arabe musulman en France, Jamal Ouazzani entreprend dans cet essai plus que nécessaire un voyage intime et politique au coeur d’une société marquée par des divisions profondes et systémiques.

En explorant et en s’inspirant de quatorze siècles de culture arabe et/ou musulmane, il dévoile la richesse d’un héritage souvent méconnu qui offre un espace d’inclusion à toutes les identités et nous invite à repenser notre conception de l’amour.

Féministes musulmanes

Jamal Ouazzani et Zainab Fasiki

Il y a ces politiques qui ne cessent d’exhorter les femmes à se dévoiler. Les médias qui véhiculent l’imaginaire de la « beurette » ou du « garçon arabe » en jogging baskets empreint de sexisme et de racisme. Ou encore le legs colonial qui érotise le corps des personnes racisées : les femmes comme objet de fantasme et de domination, et les hommes pour leur hypervirilité.

Refusant de se plier à ces stéréotypes et enraciné dans sa propre expérience d’homme arabe musulman en France, Jamal Ouazzani entreprend dans cet essai plus que nécessaire un voyage intime et politique au coeur d’une société marquée par des divisions profondes et systémiques.

En explorant et en s’inspirant de quatorze siècles de culture arabe et/ou musulmane, il dévoile la richesse d’un héritage souvent méconnu qui offre un espace d’inclusion à toutes les identités et nous invite à repenser notre conception de l’amour.

Queers, riposter à l’injure

Julien Marsay

« Dans un moment historique de backlash pour les droits des queers, il est plus que jamais urgent de dire « nous » et de riposter à l’injure. »

Dans un climat international où les droits des personnes LGBTQIA+ sont de nouveau attaqués, Queers : Riposter à l’injure propose une réponse politique et mémorielle forte. Julien Marsay rappelle l’urgence de constituer un front commun face aux discours haineux, aux lois répressives et à la stigmatisation croissante. En retraçant l’histoire des luttes queer et en questionnant les tensions internes actuelles, ce manifeste incisif offre aux lecteur·ices des clés pour comprendre, se souvenir et résister.

La revanche des autrices

Julien Marsay

Christine de Pisan, Marie de Gournay, Madeleine de Scudéry, Françoise de Graffigny, Claire de Duras, Olympe Audouard, les sœurs Nardal… Ces noms d’autrices majeures ne vous disent rien ? C’est que, comme bien d’autres, elles ont été rayées de la mémoire collective, invisibilisées.

Disqualification systématique, silenciation pure et simple lorsqu’elles devenaient trop revendicatrices, plagiat ou occultation par leurs époux, frères ou pères, relégation au rang de muses, masculinisation de leurs patronymes comme stratégie de survie, alibi du syndrome de la Schtroumpfette… : à travers les siècles, ces nombreux mécanismes d’annihilation ont entraîné la quasi disparition des autrices dudit patrimoine littéraire français. Et le sommet de la misogynie est atteint au XIXe siècle quand se consacre une histoire littéraire presqu’exclusivement masculine, enseignée au XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui encore.

Il est d’utilité publique, comme s’y emploie la recherche universitaire depuis plusieurs décennies, d’analyser cette invisibilisation systémique et de redonner vie au matrimoine littéraire – ce que fait brillamment et non sans humour Julien Marsay dans cette enquête salutaire.

Formés à la haine des femmes

Pauline Ferrari

Des mouvements Incels au concept populaire d’«  alpha mâle  », la manosphère en ligne regorge de communautés réunies autour d’une même cause  : visibiliser et combattre la supposée souffrance des hommes face à une menace féministe, à travers une violente haine des femmes qui se mesure aussi hors ligne. Loin d’être un phénomène nord-américain, les discours masculinistes se développent et se reconfigurent depuis plusieurs années, s’exportant sur des plateformes comme Tik Tok, YouTube ou Instagram, touchant un public toujours plus jeune.

Pour documenter ce livre haletant, Pauline Ferrari a enquêté dans les tréfonds d’Internet, mais aussi rencontré et interrogé ces hommes, afin de décrypter leurs objectifs. Qu’est-ce que leurs peurs disent de notre société, où les droits des femmes sont régulièrement menacés  ? Comment propagent-ils leurs idées, et quelle est la part de responsabilité des plateformes et de leurs algorithmes  ? Comment expliquer que de plus en plus de jeunes adhèrent à ces discours misogynes, à une époque où on n’a jamais autant parlé d’égalité entre les femmes et les hommes  ?

Coachs en séduction, jeunes hommes en souffrance, stages survivalistes, théories du complot, milieux d’extrême-droite et menaces terroristes, une plongée vertigineuse au cœur de la spirale idéologique masculiniste, qui n’est pas l’apanage de groupuscules minoritaires, mais un mouvement politique, organisé et puissant.

Mes réseaux, mon genre et moi

Pauline Ferrari et mirion malle

Commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok, interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans… il ne se passe pas une semaine sans que les médias alertent des dangers potentiels du Web sur les plus jeunes.
Les réseaux sociaux représentent 58 % du temps quotidien passé en ligne par les ados. Mais en fonction de son genre, on ne fait pas les mêmes choses en ligne. On ne nous montre pas les mêmes contenus, on ne se réfère pas aux mêmes hashtags, on n’a pas accès aux mêmes modèles.
Entre stéréotypes sexistes (allant des tradwives aux masculinistes) et espaces de circulation d’idées, de déconstruction et d’évolution des notions genrées, les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la manière dont les jeunes expérimentent la question du genre.
Pour ne pas laisser les ados seul·es face à ce qu’ils et elles voient sur leurs écrans, cet ouvrage aborde les enjeux entre genre et numérique sans culpabilisation ni jugement, pour développer leur esprit critique face aux contenus qui déferlent sur leurs fils d’actualité.

Numéro Invalide tomes 1,2 et 3

Lost Memory

Coralie n’a que 15 ans quand, inquiète de ne pas avoir eu ses premières règles, elle consulte un médecin. Celui-ci lui diagnostique un syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser, une forme d’intersexuation se définissant par une absence totale ou partielle de vagin et d’utérus. Sur ses conseils, et malgré son appréhension, elle accepte de subir sans tarder une opération chirurgicale lourde visant à lui créer une cavité vaginale. Elle est alors loin de s’imaginer que cette intervention marquera le début d’un véritable enfer médical et juridique qui la poursuivra pendant des années…

Dans Numéro invalide, Lost Memory dénonce les violences systémiques et structurelles qui se jouent chaque jour au cœur de nos institutions. Au travers du récit de son combat, du début de sa prise en charge jusqu’à la publication de cette série, elle livre un témoignage radical et important.

Parents alliés

élodie Petit

À travers des récits touchants et authentiques, des parents alliés partagent leur parcours, leur amour inconditionnel et leur soutien indéfectible à leurs enfants LGBTQIA+. Iels racontent les défis, les doutes, mais surtout la force d’un lien familial renforcé par la compréhension et l’acceptation.

Un recueil puissant qui célèbre la diversité familiale et invite à l’empathie, à la solidarité et à l’espoir. Parce que l’amour parental est la plus belle des fiertés. Avec les illustrations de Thibault Milet.

Les ravissements

Justine Nathalie Marzack

Valentine, Deborah, Morag et Islay se croisent, s’accrochent, s’affrontent parfois, sans jamais vraiment réussir à entrer dans l’intimité de l’autre. L’écriture extrêmement subtile de Justine Nathalie Marzack nous invite dans les géographies intimes de quatre femmes que tout oppose. Elle nous emporte dans ces lieux où se joue notre condition humaine ; un texte magnifique qui marque les cœurs et nous suit longtemps.

Bienvenue loupiote

Anna Griot et Jen Hendrycks

Un album sensible et poétique sur l’amour et les chemins singuliers qui font naître une famille.

Les nuits de ma vie

Feriel gaye anna griot

Maya, 12 ans, rencontre chaque nuit son double onirique. Mais la nouvelle fille du collège va bouleverser ses rêves. Une quête d’identité entre réalité et imaginaire.

play with fire

nicoz balboa

Qu’est-ce qui nous définit comme homme ou femme ? Sexe ou perception que nous avons de nous-mêmes ? Que pouvait faire de moi le garçon aux larges épaules et au bassin étroit que je sens que je suis et que pourtant je ne trouve pas quand je me regarde dans le miroir ? Play with Fire est une autofiction érotique au sens large, le journal dessiné d’une vie qui joue avec le feu, avec les conventions, au-delà des genres : Nicoz raconte les premiers doutes, le coming out, le chemin du genre, de l’amour et du sexe avec d’autres filles dans un voyage initiatique plein de conscience, dans un récit limpide et pur, libre et drôle.

transformer

nicoz balboa

Intime, éducatif, ironique, graphiquement explosif, Transformer commence là où Play With Fire s’est terminé.
Nicoz y parle une nouvelle fois de la vie et de la condition humaine, du chemin de transition de genre et de l’acceptation de son identité, rappelant que l’expérience de chacun est l’expérience de tous et qu’aucun être humain n’est seul ou isolé.
Transformer est un livre à lire pour comprendre de quoi on parle en abordant les sujets d’identité de genre et de transition, mais surtout comment devenir soi-même, en remerciant le passé et en marchant vers l’avenir.

combattantes !
90 militantes exceptionnelles

marie kirschen, anna wanda gogusay

À toutes les époques, sur tous les continents, les femmes se sont toujours battues. Confinées dans l’étroitesse des marges de l’histoire, qui a bridé leurs désirs, minimisé leurs prouesses, volé leurs idées et leurs gloires, elles ont pourtant vaillamment mené la lutte.

Les combats des 90 pionnières réunies ici sont riches et variés, à l’image des frontières sans cesse repoussées par les femmes à travers le monde pour accéder à leurs droits : ce sont des résistantes qui risquent leur vie, des militantes LGBT+ qui oeuvrent pour la protection de tou·tes, des écoféministes qui conjuguent environnement et émancipation…

De Marsha P. Johnson, activiste transgenre des émeutes de Stonewall, à Qiu Jin, révolutionnaire chinoise, en passant par Adèle Haenel, actrice engagée contre les violences sexistes et sexuelles, les récits de ces guerrières sont la démonstration brûlante que, partout, des femmes se sont entêtées, et continuent de batailler, pour faire advenir leurs idéaux. En transgressant de mille façons les normes de genre, elles incarnent la multitude des possibles et tissent une ode puissante à la révolte.

c'est parce que t'es pas encore tombée sur le bon

marie kirschen

Pourquoi, quand une lesbienne révèle son homosexualité ou parle de son amour pour les femmes, certains ont le curieux réflexe de lui répondre en remettant les hommes au centre? Invisibilisées dans les productions artistiques comme dans les médias, les relations entre femmes sont encore
trop souvent perçues comme incomplètes, moins désirables. Les lesbiennes ne feraient pas du «vrai sexe», leur couple ne serait pas aussi important, pas aussi digne d’être célébré… De quoi ces réticences sont-elles le symptôme ?
Dans ce petit texte malin et percutant, la journaliste Marie Kirschen analyse les ressorts de cette minimisation pour dire haut et fort qu’aimer les femmes, loin de se résumer à une simple «phase» ou à des relations par dépit, est source
d’un immense bonheur.

vivre, libre

Amandine gay

Comment vivre et s’émanciper dans un monde façonné par l’oppression raciale ?
En commençant par en reconnaître la dimension systémique : plus qu’une idéologie de haine, plus qu’une question individuelle ou morale, c’est un régime politique, dont les fondements historiques et philosophiques continuent d’opérer aujourd’hui.
Dans ce livre, Amandine Gay en dévoile les ressorts à travers une exploration de son propre parcours et des classiques de la pop culture : de la domination adulte à la famille en passant par l’amitié, la sexualité ou le travail, elle identifie les manifestations quotidiennes de la suprématie blanche et les mécanismes de sa perpétuation.
En observatrice sagace des rapports de pouvoir, elle pointe les formes ordinaires de la violence raciale mais aussi les moyens de s’en libérer. Dans le sillage des Jacobin.es noir.es dont elle reprend la déclaration d’indépendance postrévolutionnaire, l’autrice nous invite à nous décentrer et à nous engager dans un antiracisme actif, conditions indispensables d’une émancipation qui serait vraiment celle de tou.tes.

une poupée en chocolat

Amandine gay

Je suis une personne née sous X, qui ne possède rien de son passé : ni antécédents médicaux, ni arbre généalogique, ni mémoire familiale. Je dois donc écrire mon histoire pour ne pas être qu’une somme de silences, de traumas et de dépossessions. Ce livre est une trace, une archive, une pièce du puzzle que je tente de compléter grâce à l’analyse politique de ce qui m’arrive.
On oublie trop souvent que si des familles sont constituées par l’adoption, c’est parce que d’autres, plus précaires, ont été détruites. Qu’il s’agisse des rapports de classes, des inégalités mondiales ou du continuum colonial, en contexte occidental, l’adoption est inscrite dans une histoire de violences. C’est de cette histoire que les personnes adoptées héritent ; contre ses persistances qu’elles luttent.
Devons-nous être une tabula rasa pour que l’adoption fonctionne ? Qui sont nos vrais parents ? Est-ce une chance d’être adoptée ? Suis-je une vraie Noire ? Cet essai autobiographique invite à s’interroger sur l’identité, la filiation et la parentalité à partir du regard que nous, personnes adoptées, posons sur la famille et la société.